Ventilation mécanique contrôlée

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Ventilation mécanique contrôlée 2017-06-26T19:05:41+00:00

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) désigne tous les dispositifs comportant un équipement motorisé d’évacuation ou d’insufflation d’air neuf. Ces installations doivent assurer une circulation générale et permanente de l’air des logements.

Principe général

La VMC fonctionne comme la ventilation naturelle : introduire de l’air neuf dans les pièces de vie dénuées de pollution spécifique (chambres, séjour), par le biais d’entrées d’air ou de bouches de soufflage, puis effectuer un transit de l’air (balayage) des pièces d’introduction vers celles de sortie via le détalonnage des portes ou des grilles de transfert d’air et, enfin, extraire l’air vicié au niveau des pièces à pollutions spécifiques par les bouches d’extraction (cuisine, WC, salle de bains).

La VMC s’est développée et généralisée après l’arrêté du 24 mars 1982 visant à réduire la consommation d’énergie des logements, tout en préservant le confort et l’hygiène des locaux, car les débits de pointe en cuisine sont très difficilement atteignables en ventilation naturelle.

Différents types de VMC

La VMC simple flux autoréglable diffuse des débits d’air constants, quelles que soient les conditions extérieures (vent, température) et intérieures (nombre d’occupants, température, humidité…). L’air entrant ne subit aucun traitement particulier (ni filtré, ni préchauffé). La mise en dépression du bâtiment peut augmenter les échanges d’air provenant du sous-sol et la migration de radon dans les zones à risques ;

Les VMC simple flux hygroréglables voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui garantit l’évacuation rapide d’un air très humide (forte occupation, cuisine, douche…) et permet d’adapter la ventilation aux besoins tout en limitant les consommations énergétiques. La régulation se fait mécaniquement par des bandes de polyamide qui s’allongent lorsque l’humidité augmente et se raccourcissent lorsque l’air s’assèche. La VMC hygroréglable est dite de type A lorsque seules les bouches d’extraction sont hygroréglables et de type B lorsque les entrées d’air et les bouches d’extraction sont hygroréglables ;

La VMC double flux limite les pertes de chaleur. Elle utilise deux réseaux aérauliques et deux ventilateurs : l’air neuf pris à l’extérieur est amené par le réseau d’insufflation dans les pièces de vie ; l’air « vicié » est extrait au niveau des pièces à pollution spécifique. Au croisement des deux réseaux, un échangeur thermique récupère la chaleur de l’air extrait de la maison (jusqu’à 90 %), afin de réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un système de by-pass court-circuite l’échangeur lorsque la récupération de chaleur n’est pas souhaitable (été). Cette ventilation est plus sensible à la qualité d’installation et nécessite davantage de maintenance (encrassement des filtres). Elle n’est pas à préconiser systématiquement.

Autres systèmes mécaniques

  • La ventilation mécanique ponctuelle est composée d’extracteurs indépendants placés dans les pièces à pollution spécifique, où ils assurent un renouvellement d’air parfois intermittent. Cette ventilation peut être installée en rénovation pour éviter le passage des gaines. Il y a cependant des contraintes de sécurité électrique ;
  • La ventilation mécanique par insufflation (VMI) : un ventilateur prend l’air à l’extérieur ou dans les combles et l’insuffle, en général, dans le hall. L’air insufflé transite dans les pièces, puis quitte le logement par les fuites ou par des sorties d’air spécifiques. Ce système ne peut s’appliquer dans le neuf, le principe de balayage n’étant pas conforme à l’arrêté du 24 mars 1982. La mise en surpression plutôt qu’en dépression aide à protéger le logement du radon.

VMC dans les logements collectifs d’habitation

La maitrise du renouvellement de l’air d’un bâtiment est un point essentiel à prendre en compte lors de sa rénovation énergétique. Il s’agit d’une question de confort mais aussi et surtout d’une question sanitaire : un bâtiment mal aéré sera la proie du développement de divers champignons et bactéries, nocifs aussi bien pour les occupants que pour le bâti.

Dans les logements collectifs anciens, le renouvellement de l’air est souvent insuffisant, très irrégulier et engendre des déperditions.

Suite à des travaux de rénovation thermique d’un immeuble, les entrées d’air parasites ayant été comblées, le bâtiment devient alors étanche et nécessite donc des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) afin de contrôler les débits d’air nécessaires aux conditions sanitaires des résidents.

La VMC permet de renouveler l’air des locaux tout en maîtrisant le débit d’air nécessaire. L’air est introduit par les façades dans les pièces principales du logement, circule sous les portes intérieures par les couloirs, puis est extrait par des bouches d’extraction dans les pièces techniques. Le professionnel s’assurera du bon confort acoustique de la VMC, à savoir de la distance obligatoire de 8 mètres séparant le caisson VMC du premier ouvrant, de la bonne dépression derrière les bouches d’extraction à proximité du moteur et enfin du support sur lequel repose ce dernier.

Les systèmes de ventilation actuels peuvent contrôler les débits d’air neuf nécessaires au confort hygiénique et hygrothermique des occupants.

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